Hier (mardi le 17), j’ai écouté via le streaming la discussion de Michelle Blanc sur les réseaux sociaux et l’avenir de la presse. Une discussion très intéressante et très franche, et qui honnêtement, a été très intéressante. De tous les points qu’elle a ressortis, voici les plus importants qui m’ont frappé le plus et l’analyse de ce que j’en ai compris.
Plutôt que de snober les médias sociaux en affirmant que cela peut tuer le gagne-pain des gens qui y travaillent (journalistes, etc.), les médias traditionnels devraient plutôt aller chercher la puissance des réseaux sociaux pour partager entre Internautes (qui sont les auditeurs) et les médias des informations qui pourraient amener à avoir une plus grande richesse d’information. Par exemple, les réseaux d’information en continu (LCN et RDI pour ne pas les nommer) pourraient aller chercher ce que les auditeurs connaissent des lieux, des gens impliqués, etc., quitte à ensuite faire un travail de validation des sources et de l’information avant de la diffuser en ondes.
Une nouvelle fait rapidement le tour du monde, que ce soit par la radio, la télévision, l’Internet, les messages texte, peu importe. De rapporter la nouvelle qu’une vache est tombée dans un fossé de la route 219 il y a 5 minutes vont peut-être intéresser les gens qui restent aux abords de cette route, les gens qui empruntent régulièrement/qui vont emprunter bientôt cette route, et peut-être quelques agriculteurs. Et pour partager cette nouvelle, n’importe qui est capable de faire ça. Cependant, l’analyse de la chose est ce qui peut amener l’intérêt (et donc les revenus par ce moyen) envers un média ou un autre. Un analyste sérieux pourrait expliquer que c’est parce que la vache avait x années, et qu’il y a une maladie propre à ce type de vache, et que par la présence de certain signe visuel, et que bla-bla-bla… Ou une opinion sur un sujet quelconque (politique, économie, etc.) Cependant, ce n’est pas n’importe qui qui peut affirmer ça avec crédibilité. Beaucoup de personnes peuvent parler sur les papiers commerciaux. Mais si vous auriez à choisir entre quelqu’un qui est sur le BS (je précise, un BS professionnel) ou un journaliste spécialisé sur l’économie, qui est crédible, ce n’est pas long qu’on devine où va le « flot de l’intérêt général ».
La crédibilité d’une personne/média se base entre autres sur le passé et le présent. Le passé parce qu’il montre (ou ne montre pas) que la personne a de la connaissance sur différents sujets et que ce n’est pas un néophyte qui sort quelque chose de son chapeau. Mais le présent aussi, car une réputation peut prendre énormément de temps à créer, autant elle peut prendre qu’un instant pour se briser. Mais également, il est important de miser sur la conservation du passé (c’est-à-dire les archives), car c’est un « actif » qui d’un est consulté beaucoup plus qu’on le pense, mais que surtout, plus de monde fait référence à cet actif, plus l’effet de la crédibilité est importante. Le fait de purger ces actifs après une certaine période de temps est néfaste, car les gens ne sont pas intéressés pas le gout de citer quelque chose qui disparait après une période de temps donné.
À priori (particulièrement quelques années plus tôt, mais moins aujourd’hui), beaucoup de gens voient le Web comme une sorte de distributeur à dépliants économiques et écologiques. Il coute moins cher de partager un catalogue de produit de 500 pages via un PDF/pages Web que sur papier. Cependant, il y a un aspect intéressant qui vient avec ce malheureux « constat ». Le Web apporte une capacité d’apporter énormément plus d’information pour beaucoup moins cher que les moyens traditionnels (papier, journaux, télévision, radio, etc.). Je trouvais intéressants les exemples de Michelle sur l’entrevue que Dominic Arpin a eue avec elle. Alors que seules 40 secondes ont été diffusées à la télévision, l’entrevue avait duré environ 25-30 minutes. Il est compréhensible que peu de temps soit alloué à cet entrevue dans le cadre d’un bulletin de nouvelles qui doit couvrir une multitude de sujets, à moins que sa aurais été une entrevue exclusive avec le président des États-Unis, Barack Obama, et encore! Cependant, pourquoi ne pas profiter au maximum de cet « actif »?
En plus d’apporter de la crédibilité au journaliste/média, il peut faire profiter au maximum de « l’investissement » que sa coutée pour produire l’entrevue de 25-30 minute (le caméraman, le preneur de son, le journaliste, le technicien qui a fait le montage de l’entrevue). En terme de gain/coût, même si ce n’est pas ça qui va apporter quelques millions en 2 jours, cet actif est là pour monter la crédibilité du journaliste et du média. Rien de plus impressionnant que de monter le journaliste qui a travaillé pour x années pour le média en question et qui a réalisé un lot d’entrevue avec des gens crédibles, et qui est accessible à tous! Et à la longue, la publicité sur ces pages va permettre d’être rentable au bout de la ligne, sans que sa ait réellement couté beaucoup plus cher!
En d’autres mots, à mon avis, l’utilisation des médias traditionnels (télé, radio, journaux) doit se faire un peu de la même façon qu’une « rencontre pour “se vendre” dans un assenceur ». On passe le message le plus important, et on laisse une carte d’affaires en prenant soin de nous contacter pour en savoir (beaucoup) plus. Mais dans le cas qui nous intéresse, la carte d’affaires est le site Web. La comparaison est moyenne, mais elle donne une bonne image de la chose!
Ignoré ce que les autres (qu’il soit des clients ou non) pensent de nous, de notre opinion ou de nos produits, il est important et si facile d’aller la connaître. Dans certains cas, la critique (et y répondre adéquoiteme, lorsque c’est constructif) permet de garder, voir même bâtir une meilleure crédibilité. Dans d’autres cas, ils permettent de montrer une proximité avec les clients. Et finalement, dans d’autres cas, ils permettent d’aller chercher les idées ou les problèmes afin d’améliorer au maximum le produit/service offert afin de se démarquer encore plus, chose qui est de plus en plus importante dans un monde où la concurrence est omniprésente.
Mais bon, je pourrais en parler beaucoup plus longtemps, mais il est 3 h du matin, il serait sage que je rejoigne mon lit. Cependant l’écriture de ce billet ma permis de mettre sur papier un post ce qui me trottait dans la tête, c’est à dire, de tirer l’essentiel de cette discussion que j’ai visionnée sur Ustream, et de vous le partager. Sur ce, bonne nuit!
Edit : Voici le billet de Christian Aubry qui était là pour faire la diffusion en direct et qui partage son opinion sur le sujet. Également, voici le billet Michelle Leblanc qui fait un petit retour sur cet évènement.
Edit n°2 : J’ai passé le tout à Antidote, chose que j’aurais du faire avant de publier ce matin.
Fil RSS des commentaires de ce billet.
Le MoNdE dE XaV'SLe MoNdE dE XaV'S est un site qui reprends les différents stupidités des fils d'actualité ainsi que des situation cocasses vu par son auteur ou son entourage. |
Syndicalisation |
||
| Le MoNdE dE XaV'S, un blogue de Xavier Jacques Côté. | Propulsé par WordPress | ||
Bon matin, tu dois être encore couché si tu as posté de tout à 3AM…
Anyway, j’ai lu ton billet suite à un Tweet de lacapitaleblogue.com. Je l’ai trouvé super intéressant.
Je l’aurais sans doute retweeté à mes followers mais malheureusement, il aurait fallu que tu te relises un ti-peu… Prends-le pas mal, ce commentaire vise juste à t’aider et à accroitre le nombre de tes lecteurs.
Les fautes de frappe et quelques fautes de français sont tolérées sur les blogues quand elles sont minimes mais dans ton cas, il y en a beaucoup trop…. Fais une petite relecture avant d’appuyer sur « publier », tu rendras service à tes lecteurs actuels et potentiels ains qu’à toi meme.
Amicalement.
Bonjour Étienne,
En effet, je dois dire en partant que je ne suis pas un expert en français écrit. Ceux qui me connaissent savent mon parcours scolaire peuvent témoigner que le français a toujours été un talon d’Achille pour moi. Mais il reste que ce n’est pas une raison pour négliger la qualité du français.
Ceci étant dit, généralement, ce genre de billet je le passe à Antidote, mais tu peut facilement comprendre qu’à 3 h du matin, « habillé » en « gars qui voulait aller se coucher », j’ai ignoré cette étape et cliqué rapidement sur « publier ».
Cependant, il reste que je me permets de me poser une question tout haut, dans le but de peut-être déclencher un débat d’idée sur le sujet. Personne ne peut ignorer que mon blogue en est du type personnel, où j’essaie de « couvrir » les différents aspects de ma vie, c’est-à-dire de celui qui aime déconner, de celui qui travaille en informatique et de celui qui a également des « bulles » plus personnelles que j’aime partager. De là le questionnement? Est-ce que dans ce cas, l’importance de la qualité du français (bien qu’il y a des limites, allez sur certains blogues français où l’orthographe ressemble plus à un message texte et on s’en reparle!) est elle une chose si primordiale, dans le sens d’exiger la perfection? Certes, il peut beaucoup aider pour la crédibilité, mais étant donné le caractère plus individuel (contrairement à un blogue d’une entreprise) du blogue, n’est-il pas un peu normal de voir transparaitre autant les qualités et les défauts de la personne qui écrit? En d’autres mots, où devons-nous tracer la ligne de l’équilibre?
Xavier,
C’est un gros débat que tu lances là en effet…. La ligne entre un francais convenable sur un blogue personnel est très subjective et il y aura un ligne différente pour chaque individu à qui tu poseras la question. Je ne prétend pas être un ayatollah de la langue francaise, loin de là. Je fais des fautes moi aussi!
Mon point avec mon commentaire (que je suis très content que tu aies publié
) est plus: OK, on tolère des fautes sur les blogues qu’ils soient personnel ou autres mais c’est plus des fautes qui auraient échappées à un correcteur de base. Les autres fautes sont moins acceptables sachant justement que si le blogueur avait pris une minute de plus avant de publier sont billet pour le passer au correcteur….
Voici mon équation mentale de la patente qui vise à accroitre ton nombre de lecteurs:
Moins de fautes=plus de professionalisme=plus de respect des lecteurs=plus de crédibilité=plus de chance que je le lise=plus de chances que je revisite le blogue=plus de chance que je m’abonne=plus d’influence en tant que blogueur
Mais en effet, ne mets jamais ta spontaneité de côté pour faire un billet sans aucune faute. C’est la beauté des blogues, c’est la beauté du web. La liberté à 100%.
Bon Week End!
Salut Étienne!
En premiers lieux, je tiens à préciser que la politique de commentaires est que presque tous les commentaires sont publiés. En fait, c’est plus une question d’ajustements de mes paramètres et des extensions contre les robots qui publient des commentaires non sollicités. Le presque est la marge de manoeuvre que je me garde pour des cas extrêmes du genre commentaire racistes, xénophobes, etc. En d’autres mots, c’est le gros bon sens!
Je dois dire qu’au moment de publier, j’ai corrigé les fautes qui étaient soulignées. Mais bon, on s’entend que c’était très de base comme correction, et que ça ne bat pas ce qu’ Antidote peut faire comme correction.
Je suis d’accords avec ton principe que plus le français est adéquat, plus ça va donner un aspect professionnel, et que par conséquent, va attirer plus de visiteurs. C’est vrai! Ceci étant dit, oui je suis d’accord avec l’utilisation d’un bon français, mais il ne faut pas exagérer, et comme tu écrivais dans ton commentaire, la ligne médiane entre un français acceptable ou non varie d’un individu à l’autre.
Mais aussi, il ne faut pas oublier l’essentiel, le contenu! Autant un professeur de français qui écrit dans un français parfait écrive n’importe quoi et qui n’a aucun sens (logique) qu’un garagiste qui fait 2 fautes par moitié de mot puisse écrire une oeuvre littéraire (comme contenu!).
Bon, je sais, mes exemples sont (comme toujours) une présentation des deux extrêmes! Mais elles illustre bien mon propos!
Sur ce, bonne fin de semaine à toi aussi!